200 millions d’euros d’argent public engloutis pour une gare TGV avec moins de 5 trains par jour. Une métropole ridiculisée, un territoire abîmé, des contribuables floués, des usagers trompés. A qui la faute ?

J’accuse.

J’accuse les Khmers verts d’être les seuls responsables de cet immense scandale, fruit d’un complot maléfique ourdi depuis des décennies.

J’accuse les Khmers verts d’avoir infiltré la SNCF et d’avoir inspiré, dès les années 1990, le choix de la Mogère comme site d’implantation de la nouvelle gare TGV de Montpellier. Un site inondable, un site en rase campagne, déconnecté de toute desserte TER, obligeant les collectivités à investir des millions pour aménager des routes, des parkings et prolonger des lignes de tramway en cul de sac (donc non rentable). En inspirant ce choix désastreux, les Khmers verts ont voulu affaiblir ce projet, le rendre complexe, risqué et couteux.

J’accuse les Khmers verts d’avoir infiltré l’entourage de Nicolas Sarkozy, alors Président de le République, et d’avoir inspiré, dans les années 2000, le choix de montages financiers en PPP (Partenariat Public Privé) pour réaliser les chantiers de la ligne TGV Nîmes Montpellier et de la gare TGV de la Mogère, respectivement confiés à Bouygues et à la Caisse des Dépôts. Seule gare de France réalisée en PPP, la Mogère devait constituer la vitrine de ces nouveaux montages financiers prometteurs qui se sont avérés, depuis, des gouffres dont plus aucune collectivité ne veut entendre parler. A la manœuvre depuis le début, les Khmers verts savaient les effets désastreux de ces montages pour les finances locales. Obligeant les collectivités, prises à la gorges, à se retourner contre la SNCF le moment venu et provoquant des conflits sans fin. Diabolique !

J’accuse les Khmers verts d’avoir infiltré l’entourage de Georges Frêche, alors Président de la Région Languedoc-Roussillon, et d’avoir inspiré la décision d’abandonner l’embranchement de Saint-Brès. Seule connexion entre la ligne TGV et la ligne classique entre Nîmes et Montpellier, cet embranchement, prévu dans le dossier de DUP de la ligne TGV, devait permettre aux trains de basculer d’une ligne à l’autre afin d’optimiser les sillons disponibles et de desservir les gares centrales de Nîmes et Montpellier sans qu’il soit besoin de créer de gares nouvelles en périphérie.

En abandonnant l’embranchement de Saint-Brès, il devenait impératif de construire des gares nouvelles à Nîmes et Montpellier. Et, comme dans un château de cartes, ces constructions devaient être coordonnées pour garantir leur fonctionnement respectif. Sommet de perversité !

J’accuse les Khmers verts d’avoir infiltré l’entourage de Jean-Pierre Moure, alors Président de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, et d’avoir inspiré la décision d’urbaniser une vaste ZAC de 300 hectares autour de la future gare TGV de la Mogère. Prévoyant plus d’un million de mètres carrés de planchers, le projet Oz (c’est le doux nom de cette ZAC) devait permettre à la Caisse des Dépôts de faire tourner la machine à cash en bénéficiant du contrat de construction de la gare elle-même (PPP confié à sa filiale Icade) et en commercialisant les terrains à bâtir autour de la gare via son autre filiale d’aménagement locale, la SERM. Engagée dans le financement de cette nouvelle ZAC qu’il fallait équiper, viabiliser, la collectivité ne peut plus reculer. Comme le dira avec lucidité son successeur Philippe Saurel : ce n’est plus la gare qui justifie l’urbanisation, c’est l’urbanisation qui justifie la gare … CQFD.

Enfin, j’accuse les Khmers verts d’avoir infiltré l’entourage de Philippe Saurel, devenu Président de la Métropole de Montpellier, et de lui avoir fait renoncer à l’une de ses promesses de campagne électorale. Avant son élection, Philippe Saurel disait son scepticisme quant à la rationalité économique de ce projet de gare TGV. Et il n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer la folie des grandeurs et la gaspillage d’argent public de son prédécesseur Jean-Pierre Moure. Ainsi voulait-il suspendre le projet Oz et se retirer du financement de la gare TGV. Mais voilà. Un jour de juin 2014, en plein Conseil de Métropole, Philippe Saurel révélait que la collectivité ne pouvait pas se retirer. Au risque de devoir payer 2 milliards d’euros de pénalités. Un chiffre improbable que jamais aucun journaliste n’a pu vérifier, mais que les Khmers verts, infiltrés, avaient su habillement distiller dans le discours du nouveau Président de la Métropole. Ultime perfidie !

N’en jetez plus !
SNCF, cabinets ministériels, collectivités : les Khmers verts sont partout. Insidieux, ils ont construit, pièce après pièce, le château de cartes qui s’écroulent aujourd’hui sous nos yeux.
La fiasco de la gare TGV de la Mogère était écrit. Et ce sont les Khmers verts qui en sont les auteurs.
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Manuel Valls est annoncé à Montpellier ce vendredi 4 juillet pour l’inauguration du bouclage de la ligne 4 de tramway.

Rien de plus normal. L’État a cofinancé ce projet. Son représentant est naturellement le bienvenu le jour de sa mise en service.

Mais se souvient-il que le même État avait promis de soutenir à hauteur de 37 millions d’euros le projet de tramway ligne 5 ?

Un projet réclamé par les habitants de la Métropole. Un projet indispensable à la desserte du campus et de ses 50 000 étudiants. Un projet créateur d’emplois. Un projet soutenu par le Département et la Région qui ont confirmé leur engagement financier.

Le Gouvernement souhaite promouvoir les investissements d’avenir, engager la transition écologique de manière concrète. En renouvelant son soutien financier au projet de tramway ligne 5, il ne ferait que mettre en cohérence ses actes avec sa parole.

Le moment est venu. Mobilisons toutes les énergies pour la ligne 5 !

On ne met pas en service une gare sans trains. Et on ne fait pas circuler des trains sans voyageurs. Cette évidence semble enfin s’imposer et la sagesse prévaloir à la SNCF.

Alors que se tient aujourd’hui à Montpellier l’une des dernières réunions publiques des États Généraux du Rail et de l’Intermodalité, une position de compromis se dessine autour de la mise en service de la gare de la Mogère.

Rappelons les faits.

Pour une population inférieure de moitié à celle de Montpellier, la ville de Valence dispose d’une gare TGV desservie par 100 trains par jour.

Sans la gare de Nîmes Manduel, la SNCF annonce 0 train par jour en gare de la Mogère. Autant dire qu’aucune mise en service ne sera possible en 2017. Avec la gare de Nîmes Manduel, la SNCF ne prévoit que 10 trains par jour environ à la gare de la Mogère. Soit 10 fois moins que la gare de Valence TGV. Une gare fantôme ; bel et bien !

Seule la réalisation de la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan et l’augmentation de capacité qu’elle offrira pour la circulation des TGV en direction de Perpignan permettent d’envisager l’atteinte de ce seuil minimum de 100 trains par jour ; seuil à partir duquel la gare de la Mogère et sa desserte par le tramway pourront devenir rentables.

Plus personne ne nie cette évidence économique à la SNCF où l’on s’apprête logiquement à reporter la mise en service de la gare de la Mogère à l’horizon de la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan.

En attendant, reste à trouver un usage pour la cathédrale de béton qui vient de sortir de terre. Des idées sont déjà sur la table ; comme la mettre au service du fret ferroviaire.

Ouvrons le débat !

L’accord politique rendu public ce lundi 21 décembre par Carole Delga et les partenaires de la nouvelle majorité régionale pour le mandat 2016-2021 est un acte fondateur. Solidarité, écologie, démocratie : les priorités sont désormais clairement posées.

S’agissant des projets de transport, l’accord prévoit la tenue d’États Généraux du Rail dès le premier semestre 2016.

Il prévoit également que dans l’attente des conclusions de ces États Généraux, soit proposé « un moratoire sur les financements régionaux sur les projets faisant débat. »

Proposé par Christian Dupraz, nouveau conseiller régional, cet engagement va désormais permettre le réexamen du projet de la seconde gare TGV de Montpellier la Mogère dans le cadre d’une réflexion sereine et apaisée.

Les écologistes montpelliérains tiennent à saluer cette sage décision construite avec Carole Delga dans le dialogue et l’ouverture.

Ils tiennent également à souligner le travail remarquable mené depuis plusieurs années par le collectif citoyen contre la gare de la Mogère.

Ce travail précis et argumenté a permis d’éclairer le débat public et de révéler les incohérences voire les mensonges autour de ce projet pharaonique.

La suspension des financements régionaux (45 millions d’euros en valeur 2015) pour le projet de la seconde gare TGV de Montpellier la Mogère est un acte politique courageux dont il faut mesurer la portée.

Face à l’intense lobbying des marchands de béton et des spéculateurs immobiliers, Carole Delga et la nouvelle majorité régionale font enfin prévaloir l’intérêt des usagers, des contribuables et des habitants de la nouvelle Région.

Quand un grand projet coûteux est inutile il faut le suspendre.

C’est fait. Et nous nous en réjouissons.

Les résultats du second tour donnent la liste Notre Sud en Commun largement en tête avec plus de 44%.

Les écologistes félicitent Carole Delga pour sa victoire à la tête d’un rassemblement de la gauche et de l’écologie dans notre nouvelle grande région.

Cette majorité nouvelle a maintenant une responsabilité majeure : celle d’agir pour le développement durable de notre territoire.

Dès demain il faudra se mettre au travail. Avec en priorité les états généraux du rail en région.

Pour les écologistes montpelliérains, dès sa première séance le 4 janvier 2016, le nouveau conseil régional doit engager ce vaste chantier et décider, sans attendre, un moratoire sur les projets qui font débat. Et en premier lieu sur le projet de la seconde gare TGV de Montpellier la Mogère dont le chantier doit être suspendu sine die pour permettre, comme l’a souhaité Christian Dupraz, nouvel élu au conseil régional, un débat serein et apaisé.

Carole Delga et Virginie Rozière ont clairement pris position pour remettre ce projet à plat, dès 2016, afin d’en réexaminer la pertinence et la rationalité économique.

Nous nous en réjouissons et donnons rendez-vous dès les premiers jours de 2016 pour mettre en oeuvre cet engagement.

Manu Reynaud, Cendrine Escallier, porte-parole d’EELV Montpellier

Formé sur les bancs de l’université de Montpellier, Enver Hodja a dirigé la République Populaire Socialiste d’Albanie pendant 40 ans. Dictateur paranoïaque, il a isolé son pays du reste du monde et mis sa population sous surveillance permanente.
Hier, l’hebdomadaire L’Agglorieuse nous apprenait que le Parti Socialiste, après avoir inventé le poste de Président délégué pour recaser Damien Alary, envisage de recaser l’actuel DGS de la région Languedoc-Roussillon, Claude Cougnenc, à la tête de l’administration de la future région.
Je le dis très tranquillement à nos camarades : cette hypothèse n’a jamais existé. Inutile de perdre notre temps : la nouvelle région ne sera pas la grande Albanie.

En réponse au questionnaire adressé par la FADUC aux candidats aux élections régionales sur les enjeux du commerce de centre-ville, Gérard Onesta propose un moratoire sur les grands projets de zones commerciales périphériques.

Ce moratoire à concerter avec les organismes consulaires sera établi durant les 3 années d’élaboration du nouveau schéma régional d’aménagement du territoire.

L’idée est de suspendre des projets susceptibles de contrarier les orientations du futur schéma en faveur du commerce de proximité.

Le moratoire concerne prioritairement les projets Val Tolosa (Toulouse), Ode et Oxylane (Montpellier).

La réponse de Gérard Onesta au questionnaire de la FADUC 

Partout dans toute la France, les écologistes sont en campagne pour les élections régionales des dimanche 6 et 13 décembre.

L’année de la COP 21 est un moment majeur pour donner un signal politique au changement des politiques publiques : je vote écolo : je sauve le climat

Retrouvez l’ensemble des listes écologistes sur ecologie2015.fr

C’est avec consternation que je viens d’apprendre la décision de la Commission Nationale d’Aménagement Commercial d’autoriser le méga projet Ode à la Mer, et ce malgré les recours de nombreux acteurs de la société civile : riverains, associations de protection de l’environnement, commerçants indépendants

Cette autorisation a été rendue en dépit du bon sens.

Ode à la mer est un projet absurde :

Absurde, parce qu’inutile sur le plan économique : notre Métropole n’a pas besoin de 60.000m2 de surfaces commerciales de plus, alors qu’Odysseum n’arrive pas à être rentable faute de clients et que les commerces de centre-ville ferment les uns après les autres. Que pourra bien apporter un énième centre commercial à part des destructions d’emplois et des dépôts de bilan ?

Pour 1 emploi créé dans les zones commerciales, 3 emplois sont détruits dans le centre-ville.

Voilà le résultat de décennies d’abandon au profit des zones commerciales que les collectivités ont aménagé avec l’argent des contribuables. Odysseum a mis à genoux l’activité du centre-ville. Avec le projet de méga zone commerciale Ode, sur la route de la mer, c’est un coup fatal qui pourrait lui être porté. Ode c’est Odysseum en plus gros, à 5 minutes de Port Marianne.

Absurde parce que nos modes de consommation évoluent. Il est temps que les acteurs économiques l’accompagnent. Ode se veut précurseur : autrement dit : il s’agira d’un mélange entre Disneyland et un temple de la consommation. A l’heure des circuits courts et du retour aux commerces de proximité, ce centre commercial est en décalage total avec les enjeux sociétaux et économiques de demain.

Mesdames, Messieurs de la CNAC, cessez d’autoriser n’importe quel projet, même le plus néfaste pour notre territoire ! Vous n’êtes pas des machines à dire oui, sous la tutelle des promoteurs immobiliers et dans l’ombre des petits arrangements politiques. Vous êtes là pour protéger notre territoire et veiller à ce que la France de demain ne soit pas une immense dalle de béton. Il est temps de réagir et tenir compte de l’avis des citoyens !

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Pour aller plus loin :

Stop Ode ! Vite un plan Marshall pour le centre-ville ! publié en mars 2015

« Ode m’a tuer » publié en décembre 2014

Lundi 20 avril sur le site du projet inutile de Gare de la Mogère, Gérard Onesta, vice-président de la région Midi-Pyrénées, Guillaume Cros, président du groupe des élus, Jean-Louis Roumégas, député de l’Hérault, Christian Dupraz l’ensemble des responsables et militants écologistes se sont rendus sur place aux côtés d’élus écologistes au conseil régional Midi-Pyrénées.

le reportage de France 3
les photos sur Facebook 

Le 12 décembre dernier, le tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne a condamné l’ancien maire de La Faute-sur-mer, René Marratier, à quatre ans de prison ferme pour homicides involontaires et mises en danger de la vie d’autrui. Il a également prononcé une peine de deux ans contre son adjointe en charge de l’urbanisme, Françoise Babin. Dans son jugement, le tribunal a considéré que « le risque d’inondation était connu. Les permis de construire accordés par René Marratier et Françoise Babin sont à l’origine directe de neuf décès. »

Comme à la Faute-sur-mer, le site de la Mogère est inondable ; classé en zone rouge au Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI). Cette information est connue de tous ; publique, indiscutable.

Dans ce contexte, bâtir une gare TGV, urbaniser 350 hectares au milieu de cette zone inondable n’est pas seulement un aberration, c’est certainement une faute et potentiellement un crime.

Alors qu’une enquête publique est en cours afin d’examiner le volet hydraulique de la future ZAC Oz (quartier censé accompagner la gare TGV sur un périmètre de 350 hectares), nous dénonçons avec la plus grande fermeté cette aberration et en appelons au sens des responsabilités du Préfet et des élus locaux.

On ne transige pas avec avec la sécurité des populations. En 2015, rien ne peut justifier de construire en zone inondable.