Manu Reynaud

"le temps et l'énergie d'une vie humaine ne sont pas renouvelables" : dommage !

LOrdi : un audit indépendant est nécessaire avant de continuer

Posted on | janvier 4, 2012 | No Comments

Il est aujourd’hui plus que nécessaire de diligenter un audit indépendant pour évaluer le projet LORdi, lancé par le conseil régional, sur son coût, sa pertinence, et son intérêt pour les lycéens de la région avant de le poursuivre pour les 2 prochaines années.

Dés la campagne aux régionales et à nouveau à cette rentrée, nous nous étions interrogés, sur la pertinence, les choix techniques, et le principe même d’équiper gratuitement tous les lycées de la région d’un seul même ordinateur, sans formation et accompagnement des enseignants.

Ce matin le quotidien régional Midi-Libre publie une enquête sur les dessous de L’ORdi, le nom de l’ordinateur PC portable donné à la rentrée à chacun des lycéens de seconde du Languedoc Roussillon et financé par le Conseil Régional.

L’article est consacré d’un coté aux sociétés retenues, de l’autres aux choix techniques retenues. Les seconds justifiant le choix des premières et explique les surcouts massifs : 12 millions d’euros et l’abandon d’une technologie qui avait été envisagée au départ.

Cette information fait suite à des recours menés devant les tribunaux par la société non retenue, l’affaire est donc devant les tribunaux, et pourrait donner lieu à des frais supplémentaires pour la région et le contribuable.

Aussi, 4 mois après la livraison des premiers ordinateurs, il est temps de diligenter une évaluation indépendante avant d’engager les phases suivantes pour les élèves de première et de terminale.

Cette audit devrait aussi interroger les principaux utilisateurs : les lycéens bien sûr, mais aussi s’inquiéter de l’avis des enseignants, des type de formations mise en oeuvre, de l’Environnement Numérique de Travail.

Aujourd’hui, des enseignants font état de la situation. Un lecteur de Midi Libre qualifiait ce matin l’opération d’ » une catastrophe retentissante, »

Pour lui : « Ce parc gigantesque de machines est peu pratique et surtout extraordinairement dispendieux ! Pour preuve, après une à deux semaines d’utilisation, entre 15 et 20% des ordinateurs étaient en rade, ou tout simplement cassés ! Authentique hélas ! La majorité de mes collègues méprise ce genre d’outils et ont refusé à la quasi unanimité la mise en place de la wi-fi dans l’enceinte de notre établissement prétextant une « précaution sanitaire préalable contre les dangers des émissions d’ondes » ! »

Sur l’aspect technique, il est aussi important de s’interroger sur les choix techniques uniformes retenues.

Enfin et surtout, il est urgent d’évaluer si l’équipement de tous les lycéens sans aucun critère a été plus efficace au vu de l’argent public dépensé que le choix fait par d’autres collectivités de subventionner sous conditions de ressource.

Comment peut-on s’indigner de ce qui se passe en Corée du Nord, et ériger une statue de Mao à Montpellier ?

Posted on | décembre 29, 2011 | No Comments

Je viens de terminer de lire « Vies ordinaires en Corée du Nord « (éd. Albin Michel), en librairie depuis le 4 novembre. L’auteure y détaille la vie quotidienne de plusieurs Nord Coréens avant leur passage au Sud, la famine, l’état du régime vu par des habitants, la misère, les camps, l’armée, la désinformation et le conditionnement des populations. Le récit de la mort de Kim-Il Sung en 1994 et les scènes d’hystérie collective.

Les famines et le détournement de l’aide alimentaire par le régime.

Absolument incroyable que ce régime puisse subsister et affamer et tuer sa population au 21ieme siècle.

Je vous recommande la lecture de ce livre pour comprendre ce qui se passe dans ce pays au regard notamment de l’actualité, et du passage de pouvoir qui vient d’avoir lieu.

La description des famines, des morts est absolument saisissante.

Une référence aux famines chinoises dues à Mao est faite dans ce livre.

Après la lecture de ce livre, je reste absolument convaincu qu’on doit s’opposer fermement à la mise en place de la statue de Mao à Montpellier prévue en janvier.

il y a un an et demi nous étions quelques uns avec José Bové à s’être publiquement opposés à l’érection de cette statue.

Nous l’avons fait à titre personnel.

En janvier, l’agglomération de Montpellier a pour projet de mettre en place une statue de Mao sur la place dite des « grands hommes ». C’est un projet de feu Georges Frêche que l’équipe qui lui a succédé à décider de mener à terme.

Pour ma part, et d’autant plus après les événements en Corée du Nord, je reste persuadé que laisser faire et ne rien dire serait être complice.

On ne peut pas condamner les atrocités, être des militants des droits de l’homme, et laisser faire un hommage à Mao en 2012 à Montpellier.

Pour autant, je pense que la démarche qu’à titre personnel, chacun d’entre nous peut avoir, c’est d’abord de demander, au vu de l’actualité notamment, très ouvertement au nouveau président d’agglomération, de reconsidérer la question et de sursoir la mise en place de la statue de Mao. Tout le monde, et la gauche en particulier à Montpellier, en sortirait grandie.

Fin du nucléaire : Merci François, encore quelques mois et on y est presque :)

Posted on | novembre 16, 2011 | Commentaires fermés

Francois Hollande a récemment choisi d’assumer une posture dite « d’autorité » face aux écologistes qui faisaient de l’abandon de l’EPR une condition d’un accord de majorité et de gouvernement.

La presse se fait aussi l’écho d’une possible volonté de membres du Parti Socialiste de revenir sur l’abandon du Mox prévu par l’accord. (un combustible nucléaire fabriqué à partir de plutonium et d’uranium appauvri, utilisé dans plusieurs centrales nucléaires et jugé dangereux par un grand nombre d’experts).

Europe Ecologie – les Verts, sa direction, ses parlementaires, ses négociateurs, ont réussi à dépasser l’obstacle en bouclant avec le PS un accord intelligent de plus de 30 pages avec de réelles avancées économiques, sociales, environnementales et .. sur le nucléaire.

Cet accord est un tournant s’il se concrétise pour la gauche et les écologistes : il ouvre la voie à des changements politiques majeurs notamment sur l’énergie et le nucléaire.

Les médias ont pointé un désaccord : celui de la question de l’EPR et plus récemment une polémique sur le Mox.

N’est ce pas une chance pour mettre le nucléaire au coeur de la campagne ?

Rappelons que les socialistes ont, par l’accord avec EELV, acté la fin programmée de 24 réacteurs sur 58 et entrepris avec les écologistes le début de la fin très progressive d’une filière toute entière.
L’accord prévoit aussi un grand débat public, une loi-cadre sur la transition énergétique, un plan national d’efficacité énergétique et une tarification progressive de l’électricité et du gaz.

C’est un tournant majeur dans la politique énergétique française.

Le refus et la posture – rappelons-le –  de François Hollande se porte sur l’EPR et plus récemment une polémique le Mox s’est engagée.

L’EPR  et le Mox font parti des pires exemples de procédés de l’industrie nucléaire. Ils sont bien sur dangereux, controversés, et pour l’EPR, il  accumule les retards et les dépassements de coûts en milliards d’euros.

Le fait d’en faire des symboles permet d’engager au coeur de cette campagne un vrai débat sur le nucléaire, sur ses dangers mais aussi sur son modèle économique.

En choisissant de défendre les plus mauvais systèmes, François Hollande choisit lui même de lancer le débat, pas uniquement  avec les appareils politiques mais un débat avec les Français.

Peu de gens connaissaient l’EPR et le Mox. Aujourd’hui, ce sont les médias qui en parlent à longueur de journée pour en pointer les dangers, les retards et les problèmes.

Tout notre énergie doit aujourd’hui être dirigée pour réunir les conditions de l’alternance en 2012 avec la gauche.

Menons d’ici là le débat  avec nos concitoyens sans oukase avec des appareils mais avec pédagogie pour que nous puissions faire de l’EPR et du Mox la fin – pas que symbolique-  de toute une filière.

On ne sort pas de 40 ans de monoculture nucléaire sans se laisser quelques mois pour en parler et convaincre.

Aujourd’hui, nous avons 6 mois avant la présidentielles et les législatives, la possibilité de signer un accord, et de se consacrer aux débats et aux campagnes. Une partie est presque faite : l’accord programmatique et celui d’appareil. Le plus gros reste à faire : l’alternance.

Participer aux législatives après 4 ans comme secrétaire régional d’EELV

Posted on | octobre 17, 2011 | No Comments

Ce samedi 15 octobre 2011 a eu lieu le premier congrès d’Europe Ecologie qui a décidé d’une orientation et d’une nouvelle direction.

Retours et Impressions

Après 4 ans , comme secrétaire régional des Verts d’abord, puis d’Europe Ecologie, j’ai pu, au sein d’une équipe d’animation participer à la vie de notre mouvement, à la formidable dynamique d’Europe Ecologie.

Dans cette région, nous sommes passés de 600 adhérents Verts à plus de 1500 écologistes qui, soit à titre d’adhérent ou coopérateur, ont choisi de s’engager d’une façon ou d‘une autre. Des centaines d’écologistes, d’associatifs, ou de militants politiques ont rejoint ce grand rassemblement.

J’ai fait partie de ceux qui ont tout de suite été mobilisés dans le cadre du rassemblement initié par José, Dany, Eva, et Cécile basé sur l’ouverture et  le rassemblement.

Secrétaire régional des Verts depuis 2007, j’ai pu participer à cette mutation et au débat avec tous ceux qui ont choisi de se regrouper pour faire ensemble un nouveau mouvement autour de personnalités, de représentants de mouvements, d’associations.

Nous avons réussi la « transmutation », avec l’arrivée de nouvelles personnalités qui font vivre la richesse du débat dans cette région, et qui apportent leur expérience.

Ce fut une tâche exaltante, où il a fallu échanger avec celles et ceux qui venaient de cultures différentes, que se soit de culture associative ou de mouvements politiques. Ce fut parfois éprouvant comme l’est toujours une aventure où il faut créer ensemble des dynamiques avec des personnes très différentes.

C’est pourtant cette diversité qu’il nous faut cultiver et élargir, avec ténacité

Une nouvelle phase va être marquée par ce congrès régional où les adhérents doivent choisir une orientation.

J’ai participé, avec mes ami-es, à soumettre au débat la question de la stratégie des écologistes pour les prochaines années.

Une stratégie qui doit être basée sur la reconstruction de l’écologie et de la gauche dans la région.

Au lendemain des régionales, nous nous retrouvons devant une gauche destructurée et un paysage politique avec des repères décalés.

Notre situation est unique dans ce pays, les frontières ne sont plus claires, les accords de partis illisibles.

Nous vivons une crise d’identité du personnel politique et de la gauche.

C’est cela que nous devons changer et tracer des perspectives. Pour le faire, il faut comprendre les situations locales, les analyser.

J’ai la chance d’avoir eu plusieurs parcours politiques dans mon début de vie politique.  J’ai d’ailleurs commencé au mouvement des Jeunes Socialistes.

On s’investit en politique surement en partie par ceux qui nous en donnent le goût.

Pour ma part, il y a deux personnalités très différentes qui m’ont donné le gout de la chose politique, ce sont Georges Freche, et Michel Rocard.

Georges Freche , pas pour son côté écolo ou son côté démocrate –  on s’en doute :) –  mais pour sa capacité à faire. Sa capacité à démontrer que la politique cela sert à changer les choses, et à pas uniquement à le dire. Michel Rocard, pour tellement de choses, pour la 2ieme gauche, pour le rapport à la société civile, pour l’ouverture évidemment,  pour son pragmatisme, pour la contractualisation notamment.

J’ai rejoint les écologistes pour leur volonté de démonter qu’un autre monde est possible,  bien sûr, mais aussi pour leurs analyses, leurs propositions toujours plus pragmatiques et encrées avec la réalité.

Montpelliérain depuis ma naissance, j’ai pu me rendre compte de la situation locale, des analyses des uns et des autres.

Aux responsabilités politiques régionales depuis 2007, j’ai pu voir la forte nécessité de discuter, débattre avec nos partenaires.

Aujourd’hui, je suis sûr que ce qu’il manque à cette région, c’est un dialogue sincère entre les écologistes et toute la gauche.

Il nous faut mettre en place des passerelles, des ponts, voire des aqueducs pour discuter. Non pas pour des questions de cuisine ou d’alliances, mais pour des questions de débats ouverts et transparents.

Cette région mérite une gauche qui débat, qui reconnait ses convergences comme ses divergences.

Mais une gauche qui accepte les différences, qui veut s’entendre, se comprendre.

Nous n’avons pas d’ennemis à gauche, les choses doivent être claires : nous avons des partenaires.

Quand Christophe Cavard ou Genevieve Blanc, conseils généraux EELV discutent avec le président du conseil général du Gard, c’est avant tout pour faire avancer des projets.

Quand Christian Dupraz ou Stéphane Linou se battent pour des propositions au sein des conseils généraux de l’Aude et de l’Hérault, c’est pour que les politiques publiques changent.

Notre échec aux régionales doit être analysé. Il est d’abord du à un manque de discussion avec nos partenaires.

Nous avons engagé avec beaucoup d’amis au sein d’EELV un grand débat pour relancer la discussion avec la gauche.

Ce 1er congrès doit être le congrès qui ouvre des portes pour discuter, débattre de nouvelles propositions. C’est le sens que lui a donné une très large majorité en votant la motion intitulée ‘Rénovation de la la gauche »

Une nouvelle orientation qui privilégie un projet national bien sûr mais aussi pour chaque collectivité de cette région.

A titre personnel, après presque 4 années à la tête de l’animation régionale des Verts, puis d’Europe Ecologie, je souhaite consacrer toute mon énergie à faire, avec mes amis, gagner l’écologie et la gauche pour les législatives dans cette région et dans l’Hérault pour ce qui me concerne. Sans exclusive, sans ennemis à gauche, mais avec une vraie conscience de l’importance de ces échéances : battre ceux qui représentent le repli des libertés publiques, des acquis sociaux et ceux qui sont prêts à hypothéquer notre environnement sur l’autel d’une société libérale.

Nous allons nous y atteler, avec un objectif clair : changer les politiques publiques, réellement.

Manu Reynaud

«L’ordi» gratuit pour les lycéens : cher et inefficace pour les contribuables

Posted on | septembre 4, 2011 | No Comments

Il y a des promesses de campagne électorale qu’on aimerait ne pas voir se réaliser.
Surtout quand elles sont démagos et couteuses pour le contribuable.

Donner un ordinateur à chaque lycée de la région Languedoc Roussillon fait partie de ce type de promesse.

Dépenser 15 millions d’euros , c’est à dire 100 000 000 de francs pour distribuer des ordinateurs à des élèves dont beaucoup en ont déjà : il fallait y penser.

Car on aurait pu commencer par là. Quels sont les lycéens qui en ont besoin ? quels types de matériel faut-il ? et surtout pour accéder à quel contenu ?

Et bien non, le conseil régional a décidé d’équiper d’abord et de réfléchir ensuite.

A qui viendrait l’idée d’acheter du matériel à quelqu’un qui en a déjà ? A qui viendrait l’idée au 21ieme siècle d’acheter le même matériel pour tout le monde ?

Cette mesure fort couteuse semble avoir été prise par des gens qui ne connaissent pas l’informatique et ses développements d’aujourd’hui. On dirait un ersatz du plan informatique de Laurent Fabius dans les années 80, qui pour relancer Thompson avait fait acheter dans tous les collèges de France des ordinateurs à cassette pour apprendre aux collégiens l’utilisation du Basic et du Turbo Pascal. Si on connait l’impact sur le chiffre d‘affaires de Thompson, on ne mesure pas l’effet désastreux de ce plan sur toute une génération (la mienne d’ailleurs).

Sauf qu’aujourd’hui, avait-on besoin de relancer, avec l’argent du contribuable languedocien, Dell, société américaine qui fait travailler des ouvriers chinois ? On peut en douter.

Combien d’emplois créés en région pour 15 millions d’euros dépensés?
peut être 10 (4 pour le distributeur du matériel, et 6 pour l’administration régionale, c’est bien sur une estimation ), ce qui nous fait donc un ratio de 1,5 millions d’euro par emploi créé. C’est excessivement cher et inefficace

Quel sens politique ?
On aurait pu penser qu’en achetant 32 000 ordinateurs, le conseil régional aurait pu décider d’une politique publique intelligente , comme par exemple équiper ces ordinateurs d’un système d’exploitation sous licence libre comme Linux, que neni, la préférence est allée à Microsoft et à l’achat de licences.

Quel contenu pédagogique ?
Un ordinateur est un moyen pas une fin en soit, il sert à consulter des contenus. Et là c’est le vide sidéral : rien n’est prévu à l’échelle régionale pour créer des contenus pédagogiques, rien pour la formation et l’équipement des enseignants.
Oui, c’est hallucinant, d’un côté on jette 15 millions d’euros pour acheter des machines et de l’autre pas un euro n’est prévu pour le contenu.

Et si on avait commencé dans l’ordre. On se serait interrogé d’abord sur le pourquoi faire d’une telle mesure et comment le faire ? Qui en a besoin et quel matériel a t il besoin ?

Pouvait on faire autrement ?
Oui. La région Pays de Loire l’a fait de façon intelligente : un test a été effectué , et les premiers lycéens ont reçu un ordinateur fixe, portable, ou bien un mini-ordinateur d’une valeur d’environ 500 €, financé partiellement ou intégralement par les lycées sous forme de prêt, de dotation ou d’aide à l’achat. Cela s’est fait sous condition de ressources.

C’est moins cher pour le contribuable et plus efficace pour tout le monde. Et surtout les élèves peuvent choisir leur matériel, fixe ou portable ou mini ordinateur. On oblige pas windows et les logiciels propriétaires, chers et figés.

J’avais écrit en janvier 2010 un billet sur cette promesse démago, et dénoncé à l’époque son inefficacité en ajoutant que l’on devrait d’abord s’interroger sur l’accès au net des élèves et sur les contenus. Un an et demi plus tard, force est de constater que l’équipe régionale a fait un très mauvais choix très couteux pour le contribuable.

Rendez vous sur eBay à la rentrée pour voir les ordinateurs de la région revendus sur le net ou sous le manteau.

Début de ma cure de Raisin 2011

Posted on | août 24, 2011 | No Comments

ça y est :  j’ai commencé ma cure de raisin 2011 depuis lundi.  Manger uniquement du raisin à raison de deux heures par jour. Pourquoi faire ? Explication avec une reprise d’un billet d’il y a 2 ans :

C’est la sixième année que je m’y lance toujours avec un peu d’appréhension mais avec toujours autant de volonté et d’énergie.

Une cure de raisin, ça sert à quoi ? c’est pourquoi faire ? et comment on fait ? et combien de temps ?

Ca sert déjà à plusieurs choses : à se purger, (y a un côté avant tout thérapeutique) à perdre du poids (on y reviendra) et pour moi j’y ai trouvé une façon de« réinitaliser » mon rapport à la nourriture

Alors pour faire court, je reviendrai une autre fois sur l’histoire er l’origine. Sur internet,vous trouverez  un foisonnement de liens intéressants montre chaque jour l’intérêt pour ce genre de cure.

Quand je dis que j’y ai trouvé la façon de « réinitaliser » mon rapport à la nourriture, c’est que chaque année je consacre une période de une à quatre semaines à cette cure : on y mange que du raisin (bio), et ça permet de réfléchir et d’intégrer ce que représente la nourriture dans notre vie :  l’intérêt qu’on lui porte, l’opulence et les excès de nos sociétés, mais aussi les rapports sociaux qui y sont associés.

Manger du raisin et uniquement du raisin pendant plusieurs semaines, (et ne boire que de l’eau), et toujours manger froid, et bien ça permet d’intégrer un rapport différent à la nourriture.

Au sortir d’une telle cure, le simple fait de manger une feuille de salade ou qui plus est un fruit sec relève du festin et de la diversité, et selon les tempéraments, ça permet de relativiser beaucoup de chose et surtout les excès dans lequel notre entourage, notre société nous pousse en permanence.

J’ai commencé il y a 7 ans alors que je pesais 117 kilos pour 1,79m, : on dira qu’il s’agissait d’une légère surcharge pondérale pour être poli, en fait un trés gros dépassement de la limite de l’obésité (critères médicaux actuels).

Et il se trouve qu’un oncle dans la famille pratiquait chaque année cette cure de raisins. Tout d’abord dubitatif, j’ai essayé sans objectif de départ, et au prix de beaucoup de volonté – car c’est le pré-requis nécessaire pour s’y lancer – j’ai réussi à tenir 4 semaines, tout en travaillant, et à perdre 12 kilos. Ce qui m’a mis sur de bons rails pour en perdre ensuite 28, ce qui au bout d’un an aboutit à une perte totale de 40 kilos. Avec cette cure et le suivi par une diététicienne , j’aurais découvert une injustice : mon corps réagit très mal au sucre, au gras et au sel, et il aura fallut tout ça pour m’en apercevoir.

Alors grosso modo, tout le monde est un peu pareil mais c’est une question évidemment de proportion, un tel ou un tel est plus ou moins sujet à des prises de poids plutôt en fonction du gras, du sucre ou du sel, tout est une question de proportion et d’équilibre mais surtout une question de savoir quelles sont ses limites à soi et surtout son équilibre.

Au bout de 7 ans et de 6 cures de raisin, je crois avoir approché le mien, en tout cas j’essaie tous les jours.

Alors ça c’était pour l’explication pour savoir comment ça  m’est venu. Pour savoir comment on fait, et bien chacun a des modalités un peu différentes. Pour résumer avant d’y revenir un autre jour :  on commence d’abord par un jeûne de un à trois jours, pour préparer son estomac à la cure.

Pour ma part, et fonction de ma vononté, j’ai fait un , deux et trois, mais cette année se sera un. On reviendra aussi sur l’interêt du jeune et pour la suite, c’est simple et peu contraignant, il suffit de manger du raisin bio et de différentes catégories (blanc, muscat, chasselas………) tous les jours, avec une limite en prendre à intervalle de deux heures seulement de 120g à 200g par prise et ceci toute la journée.

En fait l’organisme absorbe toute l’énergie et surtout la valeur et les calories du raisin, trés sucrés, et permet de brûler les graisses puisqu’il puise aussi sur nos réserves : la perte de poids est constatable jour après jour, je vais essayer de le prouver jour après jour avec ce graphique en haut de billet réactualisé quotidiennement.

Primaire de l’écologie : pour moi, c’est Nicolas Hulot

Posted on | juin 17, 2011 | No Comments

Les écologistes votent jusqu‘au jeudi 23 juin pour désigner leur candidat aux primaires de l’écologie.

Pour moi, le choix est clair : c’est Nicolas Hulot.

Non pas contre Eva Joly, mais avec Eva Joly, avec Dany Cohn Bendit, avec José Bové, avec Cécile Duflot, Dominique Voynet, Noel Mamère… avec toutes celles et tous ceux qui veulent participer.

C’est avant tout parce qu’il nous permet d‘additionner les forces.

Après les Verts, après les européennes, Dany, Eva et José, c’est avec Nicolas Hulot que l’écologie peut en France passer un cap supplémentaire.

Il amène de l’air, de l’énergie, un nouveau regard, un nouveau public.
Et il le fait dans le respect de ce qui existe, du collectif, de la complexité de notre histoire et de notre mouvement.

Nicolas sait aussi mettre des mots sur des concepts que nous avions du mal à faire comprendre.
Quand les écologistes parlent d’ »autonomie politique », on ne les comprend pas toujours.
Quand Nicolas parle de 3eme voie, il est compris, et il est audible de tous et de tous ceux qui ne votent pas, sans rien renier sur les valeurs de la gauche.

Il sait s’adresser aux gens avec pédagogie sans céder à la facilité des mots ou des formules.
Il sait respecter les personnes et s’adresser à leur intelligence.

Bien sûr, les soutiens de José Bové, de Stéphane Hessel, de Cécile Duflot, l’admiration de Philippe Mérieu comptent beaucoup pour être sur de faire le bon choix.

Mais pour moi, ce qui est déterminant dans l’approche de Nicolas, c’est son humanité et son humilité.

Avec Nicolas Hulot, nous écrivons la suite de l’histoire de l’écologie politique, nous avons collectivement une responsabilité pour progresser.

Le premier pas, c’est le bulletin ou le clic « Hulot » à la primaire, car le score qu’il fera est majeur pour la suite.

Cette primaire est le premier acte de la vraie campagne pour réussir la suite.

Comment voter ? c’est sur www.hulot2012.fr

A9 : Jean-Pierre Grand pris en flagrant délit d’enfumage

Posted on | juin 8, 2011 | No Comments

Jean-Pierre Grand, député-maire UMP de Castelnau-le-Lez (Hérault), reproche à Nicolas Hulot – qui vient  de faire part à NKM de propositions concrètes pour sortir du dossier de l’A9 par le haut – de méconnaître le dossier.

Rions un peu avec M. Grand.

Premièrement, Monsieur Grand, il est inutile de brandir les chiffres d’accidentologie fournis par ASF pour démontrer la dangerosité de l’autoroute A9. Dans son courrier adressé à NKM, Nicolas Hulot est, sur ce point, on ne peut plus explicite :
« Je ne néglige ni ne minimise les enjeux de sécurité qui caractérisent le fonctionnement de ce type d’infrastructures routières régulièrement saturées aux heures de pointe. Personne ne met en doute la réalité de ces enjeux et la sécurité des usagers de la route constitue un impératif pour chacun. »

Cela dit, force est de constater que personne n’est en mesure de contester les chiffres. Notons au passage que le groupe Vinci, à la source de ces chiffres, est également en charge de réaliser le doublement de l’autoroute, projet pour lequel il perçoit des taxes de péage supplémentaires … Vous avez dit conflit d’intérêts ?

Deuxièmement, Monsieur Grand, il est illusoire de croire que les montpelliérains vont prendre des vessies pour des lanternes ! Vous semblez mettre en doute la connaissance du dossier par Nicolas Hulot en prétextant que le projet ne porte plus sur le « doublement de l’autoroute », mais sur son seul « déplacement » … Votre subtilité lexicale et votre sens de la nuance sémantique vous honorent Monsieur le Député-Maire. Mais tout porte à croire que vous êtes mal conseillé car ce maquillage de communicants parisiens ne trompe personne au Clapas ! Comme aurait dit notre regretté Georges Frêche qui n’avait pas son pareil pour dénoncer l’enfumage des technocrates, on est dans « le flagrant délit d’enculage de mouches » ! … Court, long ou moyen, peu importe : c’est bien d’un doublement de l’autoroute A9 qu’il s’agit !

Enfin, Monsieur Grand, permettez-moi de sourire à la lecture de votre plaidoyer en faveur de l’actuel projet de doublement de l’A9. Sourire car chacun se souvient que vous défendiez, il y a peu, la solution d’une nouvelle autoroute au nord de Montpellier, entre Pic Saint-Loup et sources du Lez. Ah la belle idée ! … 50 kilomètres de bitume pour embellir nos paysages et honorer la biodiversité de nos garrigues ! Sourire car il n’échappe à personne que votre position d’aujourd’hui (en attendant celle de demain …) n’est le fait que de votre haine tenace contre votre collègue Député UMP Domergue qui, lui, s’oppose au doublement de l’A9 parce qu’un certain Dominique de Villepin en a signé la déclaration d’utilité publique, à la veille de quitter Matignon.

Vous comprendrez dès lors le peu de crédit que les montpelliérains accordent à vos arguments.

Ceci dit, nous vous remercions pour cette contribution à l’enrichissement du vocabulaire autoroutier ; effort remarquable que n’aurait pas manqué de souligner votre glorieux aîné Pompidou qui, lui aussi, aimait les lettres et voulait adapter nos villes à la voiture, construire toujours plus d’autoroutes et de centrales nucléaires. Un beau programme pour le 21ème siècle, Monsieur Grand !

Lire le communiqué d’Europe Ecologie

A9 : et si on commençait les travaux tout de suite ?

Posted on | mai 15, 2011 | 14 Comments

Et si on commençait les travaux de mise en sécurité à la rentrée de septembre, sans attendre les nouvelles tergiversations ministérielles ?

Oui c’est possible.  Cela aurait pu être fait depuis plus de 15 ans.
Sans enquête publique, sans DUP, mais surtout sans délai.
En effet, tout le monde  s’accorde sur 3 points concernant l’autoroute : il faut assurer  la sécuritéprotéger les riverains, et séparer la circulation locale du flux de transit.

Les écologistes ne disent rien d’autre depuis de nombreuses années.

Or, nous pouvons régler ces problèmes tout de suite !

Concernant la sécurité, les écologistes proposent de créer de nouveaux échangeurs ; seule solution pour mieux répartir les trafics aujourd’hui concentrés sur quelques échangeurs, notamment celui du Zénith. Trois nouveaux échangeurs sont à réaliser : l’un au droit d’Odysseum pour desservir la future gare TGV, les deux autres au débouché des contournements Ouest (au niveau de Saint-Jean-de-Védas) et Est (au niveau de Saint-Aunès).

Avec ces aménagements, des réponses rapides peuvent être apportées aux problèmes de sécurité des échangeurs actuels.

Pour la protection des riverains  contre la pollution, et contre le bruit, il est urgent de mettre en place des murs anti-bruits au droit des quartiers sud de Montpellier comme cela a été fait depuis 30 ans dans d’autres agglomérations. Il faut aussi mettre l’autoroute aux normes actuelles notamment en terme d’environnement et réduire sa pollution par une diminution de la vitesse autorisée de 110 à 90 km/h.

Pour ces travaux, nul besoin d’enquête publique, de nouvelle DUP.
L’Etat peut parfaitement prendre cette décision aujourd’hui et demander à ASF de réaliser ces aménagements en tant qu’exploitant.

On nous dit que l’argent est là.

Alors pourquoi attendre et faire prendre des risques aux usagers, aux riverains ?

Mme le Ministre, M le secrétaire d’Etat : à quand des actes ?

Autoroute A9 – les vrais chiffres de la pollution, enfin ?

Posted on | avril 28, 2011 | 37 Comments

Les services de l’Etat ne sont pas toujours très transparents. C’est particulièrement le cas sur les chiffres de trafic et de pollution de l’autoroute A9 au droit de Montpellier qui ne sont tout simplement pas disponibles.

Aujourd’hui, une enquête de l’Insee fait le point sur les émissions de CO2 lors des déplacements domicile-travail dans la région. Cette enquête révèle que le «point noir régional, l’axe Nimes-Sète génère à lui seul 190 000 tonnes de CO2 par an» et précise que  «la principale raison de ce “couloir de pollution” tient à la présence centrale de Montpellier qui concentre l’essentiel du flux des déplacements entre domicile et travail.» (Midi Libre page région du 27 avril 2011).

Cette étude rappelle une triste réalité : l’autoroute A9 pollue fortement toute la région de Montpellier, avec des conséquences pour l’environnement et les populations, non seulement celles qui habitent et vivent à proximité de l’autoroute, mais aussi toutes celles de l’agglomération et de l’arrière pays, victimes de pollution à l’ozone transportée par les brises marines depuis l’autoroute.

Dans ce contexte, le doublement de l’autoroute n’aurait que des conséquences négatives : augmenter encore et toujours le trafic routier, au détriment des autres modes de transport moins polluants.

Les écologistes en ont depuis le début dénoncé les conséquences désastreuses pour l’environnement et notamment l’augmentation massive de la pollution qu’engendrera ce projet.

Europe Ecologie – Les Verts, ses élus, ses responsables tiennent à rappeler leur demande d’abandon du projet de doublement de l’A9, un projet du passé qui augmentera inéluctablement le trafic et bien évidemment la pollution.

L’argent public doit être investi dans les modes doux de déplacement : Ligne ferroviaire à grande vitesse, réseau de tramway, lignes de bus efficaces, modes doux de déplacement. Le prolongement des lignes de tramway vers Vendargues et Baillargues à l’est et Fabrègues à l’ouest est indispensable pour proposer aux automobilistes une alternative attractive à l’autoroute pour les déplacements entre domicile et travail dans l’agglomération de Montpellier.

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