Le débat démocratique a t-il été confisqué ?

Il y a tout lieu de se poser la question quand on écoute les réactions des entrepreneurs, commerçants et artisans montpelliérains dont la taxe CFE (cotisation foncière des entreprises) a été multipliée par 5, 7 voire 9 par rapport à l’année dernière.
Qui a décidé de cette augmentation vertigineuse ?
L’Agglomération en est responsable. Certes, mais qui à l’Agglomération ? Le Président seul ? Le Conseil d’Agglomération à la majorité ?
Quand cette question a-t-elle été débattue ?
On se souvient, au début de cette année, du débat sur l’augmentation de la taxe d’habitation des ménages de l’Agglomération. Il a profondément divisé la gauche montpelliéraine, mais, au moins, a permis d’éclairer les choix et les motivations des uns et des autres en matière de politique fiscale. S’agissant de la CFE, aucun débat n’a permis un tel éclairage.
Quel sens politique donner à ce tsunami fiscal ?
Faut-il comprendre cette augmentation des impôts comme une volonté de faire payer par les petites entreprises locales la campagne de promotion de l’Agglomération pour attirer les multinationales ? Au risque de fragiliser l’emploi local au profit d’hypothétiques investisseurs extérieurs ? L’absence de débat ne peut qu’alimenter de telles interprétations.
Un sujet d’une telle importance exige un débat à la fois clair et serein, sincère et transparent ; devant les Montpelliérains.
Aussi, il doit être inscrit en urgence à l’ordre du jour du Conseil Municipal de ce lundi 12 novembre.
Et surtout, le Conseil d’Agglomération doit s’en saisir au plus vite !
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Dans un interview paru dans le Midi Libre en date du 17 mars dernier, Jean-Pierre Moure annonce l’inauguration, cet été, de la statue de Mao, initialement commandée par Georges Frêche qu’il a remplacé à la présidence de la Communauté d’Agglomération de Montpellier.

Nous lui demandons d’ajourner ce projet et d’engager, au lendemain des législatives, un débat public afin que les Montpelliérains puissent s’exprimer sur ce sujet.

Nous avions, dés juillet 2010, annoncé, dans le cadre d’un collectif citoyen avec José Bové, que nous nous opposions à l’érection de la statue de Mao.

Les raisons de cette opposition sont évidentes et partagées par nombres de citoyens démocrates de tous horizons politiques. Il apparait, en effet, impensable de rendre un hommage public, avec de l’argent public, à un homme dont le régime totalitaire a été directement responsable de dizaines de millions de morts.

Depuis 2010, beaucoup de choses ont changé localement. Georges Frêche est décédé, le sculpteur également. Une gouvernance nouvelle s’exerce à la tête de la Communauté d’Agglomération de Montpellier avec Jean-Pierre Moure qui, depuis son élection, a su démontrer qu’il pouvait être un homme de consensus et d’apaisement.

Depuis 2010, beaucoup de choses ont aussi changé dans le monde. Les révolutions du printemps arabe, les terribles massacres qui ensanglantent la Syrie depuis 1 an, nous rappellent que le combat pour la démocratie n’est pas un sujet d’histoire, mais bien un engagement politique de chaque jour ; un engagement que paient encore aujourd’hui des milliers de chinois réprimés, emprisonnés et pour certains du prix de leur vie.

Oui les choses ont beaucoup changé à Montpellier et dans le monde.

De surcroît, nous sommes à la veille d’un possible changement majeur pour la politique de notre pays. Un changement pour lequel l’ensemble des forces de la gauche et de l’écologie militent ardemment.

Jean-Pierre Moure avait pris la mesure du risque politique qu’aurait constitué l’inauguration par un élu socialiste d’une statue de Mao à quelques semaines de l’élection présidentielle. Je lui sais gré d’avoir ajourné cette inauguration initialement prévue au mois de février.

Au-delà de la mesure d’apaisement, cet ajournement devait  permettre, une fois passées les échéances électorales de mai et juin prochains, de soumettre ce projet au débat citoyen ; un débat si cher au nouveau Président de l’Agglomération.

Aujourd’hui, je demande à Jean-Pierre Moure de s’inscrire dans cet agenda et de ne pas provoquer de polémiques inutiles qui ne feraient qu’affaiblir son candidat  François Hollande et, au-delà, la gauche dans son ensemble.

L’heure n’est pas aux polémiques, mais au rassemblement.

Eriger une statue de Mao dans une ville n’engage pas la responsabilité que d’un élu aussi éminent soit-il. Elle engage tous ses habitants qui auront à en assumer collectivement le sens politique et historique.

Dans cet esprit, je propose que le Conseil d’Agglomération se saisisse de cette question et se prononce pour qu’un véritable débat public soit engagé avec les Montpelliérains après le mois de juin.

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Ce samedi 15 octobre 2011 a eu lieu le premier congrès d’Europe Ecologie qui a décidé d’une orientation et d’une nouvelle direction.

Retours et Impressions

Après 4 ans , comme secrétaire régional des Verts d’abord, puis d’Europe Ecologie, j’ai pu, au sein d’une équipe d’animation participer à la vie de notre mouvement, à la formidable dynamique d’Europe Ecologie.

Dans cette région, nous sommes passés de 600 adhérents Verts à plus de 1500 écologistes qui, soit à titre d’adhérent ou coopérateur, ont choisi de s’engager d’une façon ou d‘une autre. Des centaines d’écologistes, d’associatifs, ou de militants politiques ont rejoint ce grand rassemblement.

J’ai fait partie de ceux qui ont tout de suite été mobilisés dans le cadre du rassemblement initié par José, Dany, Eva, et Cécile basé sur l’ouverture et  le rassemblement.

Secrétaire régional des Verts depuis 2007, j’ai pu participer à cette mutation et au débat avec tous ceux qui ont choisi de se regrouper pour faire ensemble un nouveau mouvement autour de personnalités, de représentants de mouvements, d’associations.

Nous avons réussi la « transmutation », avec l’arrivée de nouvelles personnalités qui font vivre la richesse du débat dans cette région, et qui apportent leur expérience.

Ce fut une tâche exaltante, où il a fallu échanger avec celles et ceux qui venaient de cultures différentes, que se soit de culture associative ou de mouvements politiques. Ce fut parfois éprouvant comme l’est toujours une aventure où il faut créer ensemble des dynamiques avec des personnes très différentes.

C’est pourtant cette diversité qu’il nous faut cultiver et élargir, avec ténacité

Une nouvelle phase va être marquée par ce congrès régional où les adhérents doivent choisir une orientation.

J’ai participé, avec mes ami-es, à soumettre au débat la question de la stratégie des écologistes pour les prochaines années.

Une stratégie qui doit être basée sur la reconstruction de l’écologie et de la gauche dans la région.

Au lendemain des régionales, nous nous retrouvons devant une gauche destructurée et un paysage politique avec des repères décalés.

Notre situation est unique dans ce pays, les frontières ne sont plus claires, les accords de partis illisibles.

Nous vivons une crise d’identité du personnel politique et de la gauche.

C’est cela que nous devons changer et tracer des perspectives. Pour le faire, il faut comprendre les situations locales, les analyser.

J’ai la chance d’avoir eu plusieurs parcours politiques dans mon début de vie politique.  J’ai d’ailleurs commencé au mouvement des Jeunes Socialistes.

On s’investit en politique surement en partie par ceux qui nous en donnent le goût.

Pour ma part, il y a deux personnalités très différentes qui m’ont donné le gout de la chose politique, ce sont Georges Freche, et Michel Rocard.

Georges Freche , pas pour son côté écolo ou son côté démocrate –  on s’en doute 🙂 –  mais pour sa capacité à faire. Sa capacité à démontrer que la politique cela sert à changer les choses, et à pas uniquement à le dire. Michel Rocard, pour tellement de choses, pour la 2ieme gauche, pour le rapport à la société civile, pour l’ouverture évidemment,  pour son pragmatisme, pour la contractualisation notamment.

J’ai rejoint les écologistes pour leur volonté de démonter qu’un autre monde est possible,  bien sûr, mais aussi pour leurs analyses, leurs propositions toujours plus pragmatiques et encrées avec la réalité.

Montpelliérain depuis ma naissance, j’ai pu me rendre compte de la situation locale, des analyses des uns et des autres.

Aux responsabilités politiques régionales depuis 2007, j’ai pu voir la forte nécessité de discuter, débattre avec nos partenaires.

Aujourd’hui, je suis sûr que ce qu’il manque à cette région, c’est un dialogue sincère entre les écologistes et toute la gauche.

Il nous faut mettre en place des passerelles, des ponts, voire des aqueducs pour discuter. Non pas pour des questions de cuisine ou d’alliances, mais pour des questions de débats ouverts et transparents.

Cette région mérite une gauche qui débat, qui reconnait ses convergences comme ses divergences.

Mais une gauche qui accepte les différences, qui veut s’entendre, se comprendre.

Nous n’avons pas d’ennemis à gauche, les choses doivent être claires : nous avons des partenaires.

Quand Christophe Cavard ou Genevieve Blanc, conseils généraux EELV discutent avec le président du conseil général du Gard, c’est avant tout pour faire avancer des projets.

Quand Christian Dupraz ou Stéphane Linou se battent pour des propositions au sein des conseils généraux de l’Aude et de l’Hérault, c’est pour que les politiques publiques changent.

Notre échec aux régionales doit être analysé. Il est d’abord du à un manque de discussion avec nos partenaires.

Nous avons engagé avec beaucoup d’amis au sein d’EELV un grand débat pour relancer la discussion avec la gauche.

Ce 1er congrès doit être le congrès qui ouvre des portes pour discuter, débattre de nouvelles propositions. C’est le sens que lui a donné une très large majorité en votant la motion intitulée ‘Rénovation de la la gauche »

Une nouvelle orientation qui privilégie un projet national bien sûr mais aussi pour chaque collectivité de cette région.

A titre personnel, après presque 4 années à la tête de l’animation régionale des Verts, puis d’Europe Ecologie, je souhaite consacrer toute mon énergie à faire, avec mes amis, gagner l’écologie et la gauche pour les législatives dans cette région et dans l’Hérault pour ce qui me concerne. Sans exclusive, sans ennemis à gauche, mais avec une vraie conscience de l’importance de ces échéances : battre ceux qui représentent le repli des libertés publiques, des acquis sociaux et ceux qui sont prêts à hypothéquer notre environnement sur l’autel d’une société libérale.

Nous allons nous y atteler, avec un objectif clair : changer les politiques publiques, réellement.

Manu Reynaud

Les écologistes votent jusqu‘au jeudi 23 juin pour désigner leur candidat aux primaires de l’écologie.

Pour moi, le choix est clair : c’est Nicolas Hulot.

Non pas contre Eva Joly, mais avec Eva Joly, avec Dany Cohn Bendit, avec José Bové, avec Cécile Duflot, Dominique Voynet, Noel Mamère… avec toutes celles et tous ceux qui veulent participer.

C’est avant tout parce qu’il nous permet d‘additionner les forces.

Après les Verts, après les européennes, Dany, Eva et José, c’est avec Nicolas Hulot que l’écologie peut en France passer un cap supplémentaire.

Il amène de l’air, de l’énergie, un nouveau regard, un nouveau public. Et il le fait dans le respect de ce qui existe, du collectif, de la complexité de notre histoire et de notre mouvement.

Nicolas sait aussi mettre des mots sur des concepts que nous avions du mal à faire comprendre. Quand les écologistes parlent d' »autonomie politique », on ne les comprend pas toujours. Quand Nicolas parle de 3eme voie, il est compris, et il est audible de tous et de tous ceux qui ne votent pas, sans rien renier sur les valeurs de la gauche.

Il sait s’adresser aux gens avec pédagogie sans céder à la facilité des mots ou des formules. Il sait respecter les personnes et s’adresser à leur intelligence.

Bien sûr, les soutiens de José Bové, de Stéphane Hessel, de Cécile Duflot, l’admiration de Philippe Mérieu comptent beaucoup pour être sur de faire le bon choix.

Mais pour moi, ce qui est déterminant dans l’approche de Nicolas, c’est son humanité et son humilité.

Avec Nicolas Hulot, nous écrivons la suite de l’histoire de l’écologie politique, nous avons collectivement une responsabilité pour progresser.

Le premier pas, c’est le bulletin ou le clic « Hulot » à la primaire, car le score qu’il fera est majeur pour la suite.

Cette primaire est le premier acte de la vraie campagne pour réussir la suite.

Comment voter ? c’est sur www.hulot2012.fr

Jean-Pierre Grand, député-maire UMP de Castelnau-le-Lez (Hérault), reproche à Nicolas Hulot – qui vient  de faire part à NKM de propositions concrètes pour sortir du dossier de l’A9 par le haut – de méconnaître le dossier.

Rions un peu avec M. Grand.

Premièrement, Monsieur Grand, il est inutile de brandir les chiffres d’accidentologie fournis par ASF pour démontrer la dangerosité de l’autoroute A9. Dans son courrier adressé à NKM, Nicolas Hulot est, sur ce point, on ne peut plus explicite : « Je ne néglige ni ne minimise les enjeux de sécurité qui caractérisent le fonctionnement de ce type d’infrastructures routières régulièrement saturées aux heures de pointe. Personne ne met en doute la réalité de ces enjeux et la sécurité des usagers de la route constitue un impératif pour chacun. »

Cela dit, force est de constater que personne n’est en mesure de contester les chiffres. Notons au passage que le groupe Vinci, à la source de ces chiffres, est également en charge de réaliser le doublement de l’autoroute, projet pour lequel il perçoit des taxes de péage supplémentaires … Vous avez dit conflit d’intérêts ?

Deuxièmement, Monsieur Grand, il est illusoire de croire que les montpelliérains vont prendre des vessies pour des lanternes ! Vous semblez mettre en doute la connaissance du dossier par Nicolas Hulot en prétextant que le projet ne porte plus sur le « doublement de l’autoroute », mais sur son seul « déplacement » … Votre subtilité lexicale et votre sens de la nuance sémantique vous honorent Monsieur le Député-Maire. Mais tout porte à croire que vous êtes mal conseillé car ce maquillage de communicants parisiens ne trompe personne au Clapas ! Comme aurait dit notre regretté Georges Frêche qui n’avait pas son pareil pour dénoncer l’enfumage des technocrates, on est dans « le flagrant délit d’enculage de mouches » ! … Court, long ou moyen, peu importe : c’est bien d’un doublement de l’autoroute A9 qu’il s’agit !

Enfin, Monsieur Grand, permettez-moi de sourire à la lecture de votre plaidoyer en faveur de l’actuel projet de doublement de l’A9. Sourire car chacun se souvient que vous défendiez, il y a peu, la solution d’une nouvelle autoroute au nord de Montpellier, entre Pic Saint-Loup et sources du Lez. Ah la belle idée ! … 50 kilomètres de bitume pour embellir nos paysages et honorer la biodiversité de nos garrigues ! Sourire car il n’échappe à personne que votre position d’aujourd’hui (en attendant celle de demain …) n’est le fait que de votre haine tenace contre votre collègue Député UMP Domergue qui, lui, s’oppose au doublement de l’A9 parce qu’un certain Dominique de Villepin en a signé la déclaration d’utilité publique, à la veille de quitter Matignon.

Vous comprendrez dès lors le peu de crédit que les montpelliérains accordent à vos arguments.

Ceci dit, nous vous remercions pour cette contribution à l’enrichissement du vocabulaire autoroutier ; effort remarquable que n’aurait pas manqué de souligner votre glorieux aîné Pompidou qui, lui aussi, aimait les lettres et voulait adapter nos villes à la voiture, construire toujours plus d’autoroutes et de centrales nucléaires. Un beau programme pour le 21ème siècle, Monsieur Grand !

Lire le communiqué d’Europe Ecologie

Les services de l’Etat ne sont pas toujours très transparents. C’est particulièrement le cas sur les chiffres de trafic et de pollution de l’autoroute A9 au droit de Montpellier qui ne sont tout simplement pas disponibles.

Aujourd’hui, une enquête de l’Insee fait le point sur les émissions de CO2 lors des déplacements domicile-travail dans la région. Cette enquête révèle que le «point noir régional, l’axe Nimes-Sète génère à lui seul 190 000 tonnes de CO2 par an» et précise que  «la principale raison de ce “couloir de pollution” tient à la présence centrale de Montpellier qui concentre l’essentiel du flux des déplacements entre domicile et travail.» (Midi Libre page région du 27 avril 2011).

Cette étude rappelle une triste réalité : l’autoroute A9 pollue fortement toute la région de Montpellier, avec des conséquences pour l’environnement et les populations, non seulement celles qui habitent et vivent à proximité de l’autoroute, mais aussi toutes celles de l’agglomération et de l’arrière pays, victimes de pollution à l’ozone transportée par les brises marines depuis l’autoroute.

Dans ce contexte, le doublement de l’autoroute n’aurait que des conséquences négatives : augmenter encore et toujours le trafic routier, au détriment des autres modes de transport moins polluants.

Les écologistes en ont depuis le début dénoncé les conséquences désastreuses pour l’environnement et notamment l’augmentation massive de la pollution qu’engendrera ce projet.

Europe Ecologie – Les Verts, ses élus, ses responsables tiennent à rappeler leur demande d’abandon du projet de doublement de l’A9, un projet du passé qui augmentera inéluctablement le trafic et bien évidemment la pollution.

L’argent public doit être investi dans les modes doux de déplacement : Ligne ferroviaire à grande vitesse, réseau de tramway, lignes de bus efficaces, modes doux de déplacement. Le prolongement des lignes de tramway vers Vendargues et Baillargues à l’est et Fabrègues à l’ouest est indispensable pour proposer aux automobilistes une alternative attractive à l’autoroute pour les déplacements entre domicile et travail dans l’agglomération de Montpellier.

Mercredi 18 août, à Montpellier dans la torpeur estivale, Georges Frêche inaugurera des statues de De Gaulle, Jaurès, Churchill, Roosevelt et… Lénine.

Que nous soyons écologistes, citoyens de gauche, associatifs ou à titre personnel nous nous engageons à empêcher l’installation des statues de Mao et Lénine à Montpellier, et à les déboulonner si nécessaires.

Alors que toute la gauche et une partie de la droite républicaine se mobilise pour dénoncer le virage nauséabond de la politique sarkosyste, le président de l’agglomération  montpelliéraine rend un hommage confus à l’histoire. Mêlant sans distinction des figures de la résistance et du pacifisme à des misanthropes notoires pour qui le progrès de l’humanité, et leur pouvoir personnel justifiaient bien, ça et là, quelques millions de morts,  Georges Frêche nous fait perdre du temps et de l’argent.

Quel sens donner aux choses ? quel message aux futures générations ? Comment comprendre qu’on puisse au nom d’une collectivité publique et avec de l’argent public rendre hommage à ceux qui ont volontairement tué, exilé, torturé, envoyé dans «des camps de rééducation», goulags, ou laogai, des millions de gens sur des critères idéologiques.

L’installation d’une statue de Lénine puis celle de Mao qui suivra en attendant celle de Staline déjà annoncée, nous plonge dans des confusions dont le principal instigateur joue et use de son bon plaisir sans mesure de leur impact. Qui suivra : Pol Pot ou d’autres dont le nom est imprononçable ? En ce moment a lieu au Cambodge,  un procès d’un criminel Khmer rouge, qui enfin est traduit en justice, n’est ce pas le lieu pour de vrais examens de conscience ?

A quelques mètres de la place des «grands hommes», comme à bien d’autres endroits en France, un camp de Roms est menacé d’expulsion faute de travail et de logement.

La provocation assumée par l’auteur, au lieu de poser des questions et de susciter des débats, impose sa vision de l’histoire, ses propres codes et ses propres valeurs et se pose en donneur de leçons. Si Georges Frêche souhaite un débat public sur les assassins de notre histoire contemporaine auquel il souhaite rendre hommage, qu’il écrive, qu’il donne des conférences et qu’il accepte d’assumer pénalement ses écrits, et points de vue.

On a en d’autre temps fait des lois pour éviter les expressions publiques qui faisaient référence à des périodes sinistres de notre histoire, ou qui dressait les gens contre les autres, que ce soit sur l’incitation à la haine raciale ou l’apologie pour crime contre l’humanité. Pour certaines exagérations comme celle d’ériger une statue d’un assassin, on y avait pas pensé, peut être que personne n’eut pensé que c’était tout simplement imaginable.

Certains pourront dire qu’ériger à notre époque des statues de Lénine, Mao, ou Staline, c’est drôle, pathétique, ou minable selon les points de vue.

Alors même que beaucoup d’enfants, de petits enfants de victimes de Mao, Lénine ou Staline sont encore en vie, c’est pour certains qui défendent des valeurs d’humanité, de droits de l’homme tout simplement inacceptable.

N’y-a-t-il pas d’autres messages politiques plus urgent à faire passer pour qui prétend défendre la justice sociale?

Nous ne laisserons pas ces statues en place et les déboulonnerons si nécessaire la statue de Lénine et de Mao.

Un rendez-vous public collectif sera fixé pour procéder à leur déboulonnement. Un groupe facebook est déjà créé pour relayer l’événement : pour s’y inscrire