L’article paru ce matin dans le Midi Libre à propos de la facture de la transformation de l’actuelle A9 en boulevard urbain tendrait à faire passer les informations des services de l’Etat pour des affabulations.
Voici donc les précisions nécessaires à la compréhension d’un dossier qui semble peu lisible pour certains commentateurs.
Trois chantiers sont à distinguer.
Premièrement, l’Etat et Vinci Autouroutes ont bien prévu de financer le projet de construction de la nouvelle autoroute A9bis dans le cadre du contrat de concession qui les lient. C’est donc bien le groupe Vinci, ou du moins les usagers qui empruntent son réseau et se délestent de plus de 4 milliards d’euros chaque année aux péages, qui prendront en charge les 800 millions d’euros de ces travaux.
Deuxièmement, l’Etat et Vinci ont bien prévu de financer une « mise aux normes environnementales » minimale de l’actuelle A9. Concrètement, cette « mise aux normes environnementales » consiste à réaliser les bassins de dépollution des eaux de voirie et quelques murs anti-bruit qui auraient déjà dû être réalisés depuis plus de 30 ans ; travaux que ASF, devenu Vinci Autoroutes, a retardé pendant des décennies au motif que le dossier de l’A9 n’était pas tranché. CQFD. Le coût de cette simple mise aux normes environnementales est estimé à plus de 60 millions d’euros pour une solution minimale. Il sera, lui aussi, pris en charge dans le cadre du contrat de concession entre l’Etat et ASF. Ce qui est bien la moindre des choses !
Troisièmement, la transformation de l’actuelle A9 en boulevard urbain est un tout autre chantier. C’est la finalité même du projet de doublement de l’A9. Puisqu’il doit permettre la création de couloirs bus et, surtout, la création d’échangeurs nouveaux (notamment pour desservir la future gare TGV) censés désengorger les échangeurs actuellement saturés. Création d’échangeurs nouveaux que l’on nous disait impossible tant que l’A9 actuelle ne serait pas tranformée en boulevard urbain. Vous me suivez ? Or ce chantier de transformation de l’actuelle A9 en boulevard urbain n’est absolument pas financé. Son coût est estimé à plus de 200 millions d’euros à en croire les dernières révélations des services de la DREAL. L’Etat et Vinvi ayant prévu de transférer l’actuelle A9 aux collectivités, ce sera donc bien aux contribuables locaux de financer le chantier de la transformation en boulevard urbain.
Je persiste donc à affirmer que les plus de 200 millions nécessaires à la transformation de l’actuelle A9 en boulevard urbain ne sont pas intégrés au plan de financement de Vinci Autoroutes et que l’on est en train de faire cocus les contribuables tout en se préparant à leur payer la chambre !
Si aucun engagement ferme n’est pris par l’ensemble des collectivités pour refuser la prise en charge de ce chantier de transformation de l’actuelle A9 en boulevard urbain, ce sont donc bien les impôts des montpelliérains qui vont flamber !
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« les contribuables sont cocus et on veut leur faire payer la chambre »

Hier, mardi 19 mars, La lettre M a dévoilé le pot aux roses.

En plus du coût du doublement, il faudra donc 200 millions d’€ pour requalifier l’ancienne portion en boulevard urbain. Le chiffre, longtemps caché, vient d’être officialisé, pour la première fois, par les services de l’Etat.

Tout d’abord, cette révélation est de nature à remettre en question la sincérité des enquêtes publiques et diverses concertations qui n’ont jamais fait mention d’une telle dépense ; les dossiers se limitant à évoquer le coût de construction de la nouvelle autoroute estimé, aujourd’hui, à 800 millions d’euros.

Comme l’ont toujours dénoncé les écologistes, il y a là une véritable tromperie sur le coût réel du projet global de A9 qui dépassera donc bien le milliard d’euros !

Or, si les 800 millions du projet de construction de la nouvelle A9 sont censés être financés par Vinci autoroutes dans le cadre de son contrat de concession avec l’Etat, les 200 millions de la requalification de l’A9 actuelle vont être mis à la charge des collectivités, donc des contribuables locaux !

200 millions d’impôts supplémentaires alors que Montpellier est aujourd’hui l’une des agglomérations où la fiscalité locale est parmi les plus élevées de France ! 200 millions d’impôts supplémentaires, c’est plus de 10 fois l’impact financier de la CFE sur le budget de l’Agglomération ! 200 millions d’euros c’est aussi un quart du budget annuel de Montpellier Agglomération.

Les écologistes l’avaient révélé lors de la conférence de presse du 9 décembre dernier : ce sont les contribuables qui vont payer la facture !

Mais quelle collectivité pourrait assumer le coût de ce chantier routier titanesque ?

Le Département a répondu qu’il n’y mettrait par un centime. La Ville également. La Région et l’Agglomération, quant à elles, n’ont pas encore clarifié leur position.

Pourtant, les choses doivent être claires : aucun argent des contribuables locaux ne doit financer le chantier de requalification de l’A9 actuelle ; chantier qui devrait être à la charge de l’Etat et de son concessionnaire Vinci Autoroutes.

Georges Frêche avait toujours dit en substance : « pas un centime du contribuable pour l’A9, c’est l’Etat qui doit payer ». Aujourd’hui, les montpelliérains vont subir un doublement du trafic et de la pollution engendrés par l’A9 et on voudrait, en plus, leur faire payer la facture ! Comme aurait dit Georges Frêche : « les contribuables sont cocus et on veut leur faire payer la chambre » !

Aujourd’hui, il est grand temps pour toutes les collectivités de faire savoir que les impôts locaux ne serviront pas à ces travaux.

Les écologistes y veilleront !

« les contribuables sont cocus et on veut leur faire payer la chambre »

Hier, mardi 19 mars, La lettre M a dévoilé le pot aux roses.

En plus du coût du doublement, il faudra donc 200 millions d’€ pour requalifier l’ancienne portion en boulevard urbain. Le chiffre, longtemps caché, vient d’être officialisé, pour la première fois, par les services de l’Etat.

Tout d’abord, cette révélation est de nature à remettre en question la sincérité des enquêtes publiques et diverses concertations qui n’ont jamais fait mention d’une telle dépense ; les dossiers se limitant à évoquer le coût de construction de la nouvelle autoroute estimé, aujourd’hui, à 800 millions d’euros.

Comme l’ont toujours dénoncé les écologistes, il y a là une véritable tromperie sur le coût réel du projet global de A9 qui dépassera donc bien le milliard d’euros !

Or, si les 800 millions du projet de construction de la nouvelle A9 sont censés être financés par Vinci autoroutes dans le cadre de son contrat de concession avec l’Etat, les 200 millions de la requalification de l’A9 actuelle vont être mis à la charge des collectivités, donc des contribuables locaux !

200 millions d’impôts supplémentaires alors que Montpellier est aujourd’hui l’une des agglomérations où la fiscalité locale est parmi les plus élevées de France ! 200 millions d’impôts supplémentaires, c’est plus de 10 fois l’impact financier de la CFE sur le budget de l’Agglomération ! 200 millions d’euros c’est aussi un quart du budget annuel de Montpellier Agglomération.

Les écologistes l’avaient révélé lors de la conférence de presse du 9 décembre dernier : ce sont les contribuables qui vont payer la facture !

Mais quelle collectivité pourrait assumer le coût de ce chantier routier titanesque ?

Le Département a répondu qu’il n’y mettrait par un centime. La Ville également. La Région et l’Agglomération, quant à elles, n’ont pas encore clarifié leur position.

Pourtant, les choses doivent être claires : aucun argent des contribuables locaux ne doit financer le chantier de requalification de l’A9 actuelle ; chantier qui devrait être à la charge de l’Etat et de son concessionnaire Vinci Autoroutes.

Georges Frêche avait toujours dit en substance : « pas un centime du contribuable pour l’A9, c’est l’Etat qui doit payer ». Aujourd’hui, les montpelliérains vont subir un doublement du trafic et de la pollution engendrés par l’A9 et on voudrait, en plus, leur faire payer la facture ! Comme aurait dit Georges Frêche : « les contribuables sont cocus et on veut leur faire payer la chambre » !

Aujourd’hui, il est grand temps pour toutes les collectivités de faire savoir que les impôts locaux ne serviront pas à ces travaux.

Les écologistes y veilleront !

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