Ce samedi 15 octobre 2011 a eu lieu le premier congrès d’Europe Ecologie qui a décidé d’une orientation et d’une nouvelle direction.

Retours et Impressions

Après 4 ans , comme secrétaire régional des Verts d’abord, puis d’Europe Ecologie, j’ai pu, au sein d’une équipe d’animation participer à la vie de notre mouvement, à la formidable dynamique d’Europe Ecologie.

Dans cette région, nous sommes passés de 600 adhérents Verts à plus de 1500 écologistes qui, soit à titre d’adhérent ou coopérateur, ont choisi de s’engager d’une façon ou d‘une autre. Des centaines d’écologistes, d’associatifs, ou de militants politiques ont rejoint ce grand rassemblement.

J’ai fait partie de ceux qui ont tout de suite été mobilisés dans le cadre du rassemblement initié par José, Dany, Eva, et Cécile basé sur l’ouverture et  le rassemblement.

Secrétaire régional des Verts depuis 2007, j’ai pu participer à cette mutation et au débat avec tous ceux qui ont choisi de se regrouper pour faire ensemble un nouveau mouvement autour de personnalités, de représentants de mouvements, d’associations.

Nous avons réussi la « transmutation », avec l’arrivée de nouvelles personnalités qui font vivre la richesse du débat dans cette région, et qui apportent leur expérience.

Ce fut une tâche exaltante, où il a fallu échanger avec celles et ceux qui venaient de cultures différentes, que se soit de culture associative ou de mouvements politiques. Ce fut parfois éprouvant comme l’est toujours une aventure où il faut créer ensemble des dynamiques avec des personnes très différentes.

C’est pourtant cette diversité qu’il nous faut cultiver et élargir, avec ténacité

Une nouvelle phase va être marquée par ce congrès régional où les adhérents doivent choisir une orientation.

J’ai participé, avec mes ami-es, à soumettre au débat la question de la stratégie des écologistes pour les prochaines années.

Une stratégie qui doit être basée sur la reconstruction de l’écologie et de la gauche dans la région.

Au lendemain des régionales, nous nous retrouvons devant une gauche destructurée et un paysage politique avec des repères décalés.

Notre situation est unique dans ce pays, les frontières ne sont plus claires, les accords de partis illisibles.

Nous vivons une crise d’identité du personnel politique et de la gauche.

C’est cela que nous devons changer et tracer des perspectives. Pour le faire, il faut comprendre les situations locales, les analyser.

J’ai la chance d’avoir eu plusieurs parcours politiques dans mon début de vie politique.  J’ai d’ailleurs commencé au mouvement des Jeunes Socialistes.

On s’investit en politique surement en partie par ceux qui nous en donnent le goût.

Pour ma part, il y a deux personnalités très différentes qui m’ont donné le gout de la chose politique, ce sont Georges Freche, et Michel Rocard.

Georges Freche , pas pour son côté écolo ou son côté démocrate –  on s’en doute 🙂 –  mais pour sa capacité à faire. Sa capacité à démontrer que la politique cela sert à changer les choses, et à pas uniquement à le dire. Michel Rocard, pour tellement de choses, pour la 2ieme gauche, pour le rapport à la société civile, pour l’ouverture évidemment,  pour son pragmatisme, pour la contractualisation notamment.

J’ai rejoint les écologistes pour leur volonté de démonter qu’un autre monde est possible,  bien sûr, mais aussi pour leurs analyses, leurs propositions toujours plus pragmatiques et encrées avec la réalité.

Montpelliérain depuis ma naissance, j’ai pu me rendre compte de la situation locale, des analyses des uns et des autres.

Aux responsabilités politiques régionales depuis 2007, j’ai pu voir la forte nécessité de discuter, débattre avec nos partenaires.

Aujourd’hui, je suis sûr que ce qu’il manque à cette région, c’est un dialogue sincère entre les écologistes et toute la gauche.

Il nous faut mettre en place des passerelles, des ponts, voire des aqueducs pour discuter. Non pas pour des questions de cuisine ou d’alliances, mais pour des questions de débats ouverts et transparents.

Cette région mérite une gauche qui débat, qui reconnait ses convergences comme ses divergences.

Mais une gauche qui accepte les différences, qui veut s’entendre, se comprendre.

Nous n’avons pas d’ennemis à gauche, les choses doivent être claires : nous avons des partenaires.

Quand Christophe Cavard ou Genevieve Blanc, conseils généraux EELV discutent avec le président du conseil général du Gard, c’est avant tout pour faire avancer des projets.

Quand Christian Dupraz ou Stéphane Linou se battent pour des propositions au sein des conseils généraux de l’Aude et de l’Hérault, c’est pour que les politiques publiques changent.

Notre échec aux régionales doit être analysé. Il est d’abord du à un manque de discussion avec nos partenaires.

Nous avons engagé avec beaucoup d’amis au sein d’EELV un grand débat pour relancer la discussion avec la gauche.

Ce 1er congrès doit être le congrès qui ouvre des portes pour discuter, débattre de nouvelles propositions. C’est le sens que lui a donné une très large majorité en votant la motion intitulée ‘Rénovation de la la gauche »

Une nouvelle orientation qui privilégie un projet national bien sûr mais aussi pour chaque collectivité de cette région.

A titre personnel, après presque 4 années à la tête de l’animation régionale des Verts, puis d’Europe Ecologie, je souhaite consacrer toute mon énergie à faire, avec mes amis, gagner l’écologie et la gauche pour les législatives dans cette région et dans l’Hérault pour ce qui me concerne. Sans exclusive, sans ennemis à gauche, mais avec une vraie conscience de l’importance de ces échéances : battre ceux qui représentent le repli des libertés publiques, des acquis sociaux et ceux qui sont prêts à hypothéquer notre environnement sur l’autel d’une société libérale.

Nous allons nous y atteler, avec un objectif clair : changer les politiques publiques, réellement.

Manu Reynaud

Partager/Marquer