Mille fois Oui mais pas comme ça
Car la méthode pêche : elle ne respecte ni nos électeurs, ni les élus, et la discussion doit être élargie aux collectivités que la gauche et les écologistes aspirent à gouverner ensemble, à commencer par l’agglomération de Montpellier.
Hier, en Assemblée Générale d’ EELV des adhérents de Montpellier était présenté Accord EELV PS mairie 29 septembre 2012.
Étrange ?
Oui, EELV n’était pas intégrée depuis les municipales de 2008 dans la majorité hétéroclite PS-PCF-Modem et représentant-es de la société civile par la volonté de Georges Frêche.
Au lendemain des législatives, où Jean-Louis ROUMEGAS a été élu député sous les couleurs d’ EELV et du PS, la question s’est fort justement reposée : comment un député de la République élu avec le soutien du PS pourrait se retrouver dans l’opposition à une maire encartée au PS ?
La réponse des Montpelliérain-es est fort simple : oui la gauche et les écologistes doivent co-animer cette ville, et cette agglomération. Comme ils le font déjà au département et devraient le faire à la région.
Mais pour ce faire, il faut respecter tous les acteurs/trices : les électeurs d’abord, les élus ensuite et l’ensemble des mouvements politiques.
Et c’est ce qui n’a pas été fait dans le texte qui nous a été présenté : le conseil municipal et les niveaux de décisions qu’un changement municipal impacte : les élus de l’agglomération.
J’ai fait parti de celles et ceux qui depuis les législatives réclament un dialogue transparent et ouvert avec les élus et les partis de gauche : non pas pour savoir s’il faut rentrer dans la majorité et obtenir des postes, mais pour savoir ce que nous souhaitons collectivement pour cette ville et ses habitants.
Les responsables d’EELV à Montpellier n’ont pas choisi cette voie, privilégiant des négociations privées.
Aujourd’hui , le texte discuté n’est « ni fait, ni à faire »
Il vise un objectif : revenir à la normale de l’alliance de la gauche et des écologistes et surtout ne fâcher quiconque.
Lancer des études, avoir des objectifs, et surtout ne prendre la place de personne.
Est-ce respecter les électeurs, les élus et les mouvements politiques ?
La situation montpelliéraine est compliquée : elle mérite nuance, équilibre et surtout débat.
Les élus EELV l’ont été sur une liste commune à l’époque sur la base d’un accord Verts-NPA-Fase. L’entrée des écologistes dans la majorité ferait disparaître ce groupe, laissant deux élus aujourd’hui membres du Front de Gauche isolés et sans groupe dans l’assemblée. Il faut d’abord en discuter avec eux.
La liste majoritaire unissait dès le premier tour le PS, le Modem, le PC, le MRC, le PRG, et des non-inscrits, qui ont constitué 4 groupes composant l’actuelle majorité. Il faut en discuter avec eux.
Les enjeux sont à placer au niveau de l’agglomération, du département et de la région : il faut débattre et discuter avec ceux qui font l’agglo, le département et la région.
Il faut avant tout se soucier des montpelliérain-nes qui ne s’intéressent pas aux combinatziones politiques, au mercato local des changements de place, mais à une question autrement plus importante : que veut-on pour les montpelliérain-nes ?
Aujourd’hui, il nous faut réunir les conditions pour discuter, et définir un cadre transparent avec toute la gauche : c’est ce qu’attendent les montpelliérain-nes.
Ni accords d’appareil, ni discussions de couloir : il nous faut des débats transparents pour les montpelliérain-es et les héraultais.
Prenons date, et faisons-le tranquillement et de façon transparente.
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