A9 : la requalification couterait 200 millions d'euros d'impôts supplémentaires aux montpelliérains

By in A9 on 20 mars 2013

« les contribuables sont cocus et on veut leur faire payer la chambre »

Hier, mardi 19 mars, La lettre M a dévoilé le pot aux roses.

En plus du coût du doublement, il faudra donc 200 millions d’€ pour requalifier l’ancienne portion en boulevard urbain. Le chiffre, longtemps caché, vient d’être officialisé, pour la première fois, par les services de l’Etat.

Tout d’abord, cette révélation est de nature à remettre en question la sincérité des enquêtes publiques et diverses concertations qui n’ont jamais fait mention d’une telle dépense ; les dossiers se limitant à évoquer le coût de construction de la nouvelle autoroute estimé, aujourd’hui, à 800 millions d’euros.

Comme l’ont toujours dénoncé les écologistes, il y a là une véritable tromperie sur le coût réel du projet global de A9 qui dépassera donc bien le milliard d’euros !

Or, si les 800 millions du projet de construction de la nouvelle A9 sont censés être financés par Vinci autoroutes dans le cadre de son contrat de concession avec l’Etat, les 200 millions de la requalification de l’A9 actuelle vont être mis à la charge des collectivités, donc des contribuables locaux !

200 millions d’impôts supplémentaires alors que Montpellier est aujourd’hui l’une des agglomérations où la fiscalité locale est parmi les plus élevées de France !
200 millions d’impôts supplémentaires, c’est plus de 10 fois l’impact financier de la CFE sur le budget de l’Agglomération !
200 millions d’euros c’est aussi un quart du budget annuel de Montpellier Agglomération.

Les écologistes l’avaient révélé lors de la conférence de presse du 9 décembre dernier : ce sont les contribuables qui vont payer la facture !

Mais quelle collectivité pourrait assumer le coût de ce chantier routier titanesque ?

Le Département a répondu qu’il n’y mettrait par un centime. La Ville également.
La Région et l’Agglomération, quant à elles, n’ont pas encore clarifié leur position.

Pourtant, les choses doivent être claires : aucun argent des contribuables locaux ne doit financer le chantier de requalification de l’A9 actuelle ; chantier qui devrait être à la charge de l’Etat et de son concessionnaire Vinci Autoroutes.

Georges Frêche avait toujours dit en substance : « pas un centime du contribuable pour l’A9, c’est l’Etat qui doit payer ».
Aujourd’hui, les montpelliérains vont subir un doublement du trafic et de la pollution engendrés par l’A9 et on voudrait, en plus, leur faire payer la facture !
Comme aurait dit Georges Frêche : « les contribuables sont cocus et on veut leur faire payer la chambre » !

Aujourd’hui, il est grand temps pour toutes les collectivités de faire savoir que les impôts locaux ne serviront pas à ces travaux.

Les écologistes y veilleront !

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