La diversité des parcours, une richesse humaine qui nous renforce, un élément central de notre identité

By in Actualités on 4 juin 2010

Contribution au débat d’Europe Ecologie écrite à plusieurs mains avec Thomas Mazières, et Bérangère Dauvin en 2.0

l’article et les signataires sur le site d’Europe Ecologie

Parmi les moments forts de la vie de notre rassemblement, nous aurons régulièrement à désigner celles et ceux qui portent notre voix, notre projet, nos convictions à tous les niveaux de responsabilité. Et l’un des rôles importants d’une organisation politique, c’est notamment de garantir que cette désignation se réalise à travers des règles comprises et acceptées par tous. Des règles qui permettent à chacun(e) de trouver sa place, d’inscrire son propre engagement dans le sillage de l’intérêt collectif.

Aujourd’hui, dans la plupart des partis politiques, ces moments se traduisent essentiellement par des pow-wows à la mécanique huilée, dont les participants, en cercle fermé, choisissent celles et ceux qui incarnent le mieux leurs combats, qui possèdent l’expérience ou la maîtrise technique des dossiers. Ou bien tout cela à la fois.

Mais ce n’est pas tout à fait ce qui s’est passé pour nous ces deux dernières années. Car nous avons pris des risques, en ouvrant nos listes à la société, à des individus dont nous partageons l’utopie, mais pas forcément le parcours. Et cela à produit un résultat étonnant, jamais atteint voire jamais espéré.

Alors c’est vrai, ces succès électoraux résultent d’une combinaison de conditions favorables, bien entendu, d’un travail de fond, sur la durée, qui a permis l’émergence d’un rassemblement et d’une solide communauté d’idées. Mais ils tiennent surtout au fait que nous avions toutes et tous, avec nos différences, l’envie de pousser dans le même sens, pour porter notre projet de transformation écologique et sociale au niveau supérieur. Avec le sentiment d’être encore plus légitimes pour le faire.

En associant des militant(e)s et des personnalités qui enrichissent le projet, qui incarnent des idées fortes et que nous partageons, nous avons fait un pas vers la société, et les citoyen(ne)s l’ont ressenti. Cette démarche est désormais un élément central de notre identité. Garder cette porte ouverte à l’occasion de chaque campagne, c’est d’abord renforcer l’idée que si nous voulons transformer la société, c’est avec elle, et pas contre sa volonté. C’est également démontrer que nous faisons de la politique autrement, et pas seulement une fois, par hasard, mais définitivement.

Il existe plusieurs types de profils légitimes et nécessaires pour être candidat :

– des militants qui ont l’ancienneté de l’engagement et de l’action de terrain ;

– des personnes aux compétences techniques avérées ;

– des personnalités qui représentent des groupes, des associations, des minorités visibles, la société civile en somme;

– des personnalités qui par leur charisme ou l’incarnation des idées font avancer le mouvement.

C’est la valeur ajoutée de ces profils qui permet de représenter tout à la fois le militantisme, la diversité, les compétences, ou l’incarnation des idées.

Et c’est cette diversité qu’il nous faut retrouver dans le mode de sélection des candidats.

Nous proposons d’intégrer systématiquement une proportion de candidats, extérieurs à notre mouvement mais représentatifs de la richesse de la société civile dans notre système d’investiture. Cette proportion serait fixée à un seuil de 25%, quelque soit le mode de scrutin (uninominal ou proportionnel, local ou national).

Pour cela, Europe Ecologie lancerait à chaque élection un appel public à candidature, un appel ouvert indiquant les conditions de participation (les premières étant la reconnaissance de nos valeurs communes et la détermination à défendre notre projet)

L’objectif est de faire émerger des candidats qui correspondent aux critères de compétences, de représentation ou d’incarnation et ce qui permet, à chaque élection, de poursuivre et élargir le rassemblement. L »ensemble du mouvement se tourne alors vers l’extérieur. Le recrutement des candidats serait de fait une partie intégrante de la campagne.

Suite à cet appel, on déciderait du système de réception des candidatures, et c’est enfin un tirage au sort qui pourrait départager des candidats, garantissant l’impartialité nécessaire à la réussite de ce mode de désignation.

C’est un des enjeux de la transformation d’Europe Ecologie : innover, inventer un système dont l’ouverture serait un principe fondateur, qui agrègerait de nouvelles personnalités et permettrait d’avoir les meilleurs candidats.

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