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Fiasco de la gare TGV de Montpellier : J’accuse !

By in Actualités on 3 novembre 2016

200 millions d’euros d’argent public engloutis pour une gare TGV avec moins de 5 trains par jour. Une métropole ridiculisée, un territoire abîmé, des contribuables floués, des usagers trompés. A qui la faute ?

J’accuse.

J’accuse les Khmers verts d’être les seuls responsables de cet immense scandale, fruit d’un complot maléfique ourdi depuis des décennies.

J’accuse les Khmers verts d’avoir infiltré la SNCF et d’avoir inspiré, dès les années 1990, le choix de la Mogère comme site d’implantation de la nouvelle gare TGV de Montpellier. Un site inondable, un site en rase campagne, déconnecté de toute desserte TER, obligeant les collectivités à investir des millions pour aménager des routes, des parkings et prolonger des lignes de tramway en cul de sac (donc non rentable). En inspirant ce choix désastreux, les Khmers verts ont voulu affaiblir ce projet, le rendre complexe, risqué et couteux.

J’accuse les Khmers verts d’avoir infiltré l’entourage de Nicolas Sarkozy, alors Président de le République, et d’avoir inspiré, dans les années 2000, le choix de montages financiers en PPP (Partenariat Public Privé) pour réaliser les chantiers de la ligne TGV Nîmes Montpellier et de la gare TGV de la Mogère, respectivement confiés à Bouygues et à la Caisse des Dépôts. Seule gare de France réalisée en PPP, la Mogère devait constituer la vitrine de ces nouveaux montages financiers prometteurs qui se sont avérés, depuis, des gouffres dont plus aucune collectivité ne veut entendre parler. A la manœuvre depuis le début, les Khmers verts savaient les effets désastreux de ces montages pour les finances locales. Obligeant les collectivités, prises à la gorges, à se retourner contre la SNCF le moment venu et provoquant des conflits sans fin. Diabolique !

J’accuse les Khmers verts d’avoir infiltré l’entourage de Georges Frêche, alors Président de la Région Languedoc-Roussillon, et d’avoir inspiré la décision d’abandonner l’embranchement de Saint-Brès. Seule connexion entre la ligne TGV et la ligne classique entre Nîmes et Montpellier, cet embranchement, prévu dans le dossier de DUP de la ligne TGV, devait permettre aux trains de basculer d’une ligne à l’autre afin d’optimiser les sillons disponibles et de desservir les gares centrales de Nîmes et Montpellier sans qu’il soit besoin de créer de gares nouvelles en périphérie.

En abandonnant l’embranchement de Saint-Brès, il devenait impératif de construire des gares nouvelles à Nîmes et Montpellier. Et, comme dans un château de cartes, ces constructions devaient être coordonnées pour garantir leur fonctionnement respectif. Sommet de perversité !

J’accuse les Khmers verts d’avoir infiltré l’entourage de Jean-Pierre Moure, alors Président de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, et d’avoir inspiré la décision d’urbaniser une vaste ZAC de 300 hectares autour de la future gare TGV de la Mogère. Prévoyant plus d’un million de mètres carrés de planchers, le projet Oz (c’est le doux nom de cette ZAC) devait permettre à la Caisse des Dépôts de faire tourner la machine à cash en bénéficiant du contrat de construction de la gare elle-même (PPP confié à sa filiale Icade) et en commercialisant les terrains à bâtir autour de la gare via son autre filiale d’aménagement locale, la SERM. Engagée dans le financement de cette nouvelle ZAC qu’il fallait équiper, viabiliser, la collectivité ne peut plus reculer. Comme le dira avec lucidité son successeur Philippe Saurel : ce n’est plus la gare qui justifie l’urbanisation, c’est l’urbanisation qui justifie la gare … CQFD.

Enfin, j’accuse les Khmers verts d’avoir infiltré l’entourage de Philippe Saurel, devenu Président de la Métropole de Montpellier, et de lui avoir fait renoncer à l’une de ses promesses de campagne électorale. Avant son élection, Philippe Saurel disait son scepticisme quant à la rationalité économique de ce projet de gare TGV. Et il n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer la folie des grandeurs et la gaspillage d’argent public de son prédécesseur Jean-Pierre Moure. Ainsi voulait-il suspendre le projet Oz et se retirer du financement de la gare TGV. Mais voilà. Un jour de juin 2014, en plein Conseil de Métropole, Philippe Saurel révélait que la collectivité ne pouvait pas se retirer. Au risque de devoir payer 2 milliards d’euros de pénalités. Un chiffre improbable que jamais aucun journaliste n’a pu vérifier, mais que les Khmers verts, infiltrés, avaient su habillement distiller dans le discours du nouveau Président de la Métropole. Ultime perfidie !

N’en jetez plus !
SNCF, cabinets ministériels, collectivités : les Khmers verts sont partout.
Insidieux, ils ont construit, pièce après pièce, le château de cartes qui s’écroulent aujourd’hui sous nos yeux.
La fiasco de la gare TGV de la Mogère était écrit. Et ce sont les Khmers verts qui en sont les auteurs.
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